Il est possible de voir les aurores sur d’autres planètes

Les aurores polaires de Saturne vues en infrarouge. © Nasa/JPL/Univ. of Arizona/univ. of Leicester
Les aurores polaires sont l’un plus beaux spectacles que nous offre le ciel. Sur Terre, elles sont réservées à quelques régions privilégiées du globe, comme nous l’expliquons dans le dossier du Ciel & Espace n°556 (novembre 2017). Mais notre planète n’en possède pas l’exclusivité. Jupiter, Mars, Saturne s’illuminent sous l’effet des particules solaires. Et bientôt nos télescopes observeront les aurores même dans d’autres systèmes planétaires !
 

Pourrons-nous bientôt détecter les aurores d’une planète extrasolaire ? Voire les utiliser pour étudier ces mondes qui tournent autour d’étoiles lointaines ? De plus en plus d’astronomes en sont convaincus. L’équipe de Rodrigo Luger (université de Washington) a ainsi conçu une méthode utilisant les aurores pour caractériser Proxima b, la planète découverte autour de l’étoile naine rouge Proxima Centauri. Sur Terre, les aurores ne sont souvent que de pâles drapés verdâtres, que l’on imagine mal détectables depuis une autre étoile. Mais sur Proxima b, calculent les chercheurs, elles pourraient être au moins 100 fois plus intenses. Et même 10 000 fois plus en cas de fort orage magnétique. De quoi, peut-être, révéler enfin la planète jusqu’ici...
Recevez Ciel & Espace pour moins de 6€/mois

Et beaucoup d'autres avantages avec l'offre numérique.

Voir les offres

Nous avons sélectionné pour vous

  • La jeune Jupiter a-t-elle été percutée par une grosse planète ?

    Un corps dix fois plus massif que la Terre serait entré en collision avec la géante du Système solaire quand elle était encore en train de se former. L’immense impact permettrait d’expliquer l’étrange structure interne de la planète, mesurée par la sonde Juno.

  • Les robots débarquent dans la station spatiale internationale

    Le prochain vaisseau Soyouz à décoller pour rejoindre la Station spatiale internationale (ISS) ne comptera aucun astronaute à bord, seulement le robot humanoïde russe Fedor. Plus tard cette année, il devrait être rejoint par Robonaut 2, de conception américaine, qui retrouvera l’espace après plusieurs mois au sol pour réparations.

  • Anneaux de Saturne : leur jeunesse supposée est-elle déjà caduque ?

    A-t-on conclu trop vite au jeune âge des anneaux de Saturne ? Depuis 2017, le lot de mesures livré par la sonde Cassini dans ses derniers instants donne du grain à moudre aux astronomes. Mûrement réfléchi, le modèle le plus robuste pourrait finalement être celui d’anneaux anciens. Enquête.