La fusée Space Launch System (SLS) a son talon d’Achille, et il est maintenant bien identifié : la connexion permettant le remplissage de son réservoir d’hydrogène liquide. C’est en effet en raison d’une fuite importante à ce niveau que les opérations simulant un lancement ont été interrompues longuement lundi 2 février 2026, sur le pas de tir 39B du centre spatial Kennedy en Floride. Et c’est ce problème, entre autres, qui a conduit la Nasa à abandonner toute tentative de lancement de la mission lunaire Artemis 2 avant le 11 février. Lors de la mission Artemis 1 déjà, en 2022, la SLS avait souffert de cette faiblesse qui avait conduit à plusieurs reports du lancement.
Fuites d’hydrogène
Les opérations avaient pourtant bien commencé, environ 48 heures avant la date fixée pour le lancement fictif, le 2 février à 21 h (heure locale). Le refroidissement des moteurs ainsi que le remplissage des réservoirs de l’étage central à faible débit s’étaient déroulées sans accroc. Puis, le remplissage à haut débit avait été lancé, au départ avec succès. Puis, alors que le réservoir d’hydrogène était chargé à 55% de sa capacité, une fuite avait été détectée, entrainant un premier arrêt du remplissage. La réparation a duré plus d’une heure trente, mais pendant ce temps, le remplissage s’est poursuivi. Finalement, celui-ci a pu être mené à son terme. Toutefois, la fuite s’est à nouveau déclarée quelque 5 minutes avant la fin du décompte, à un taux dépassant les limites autorisées.
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Une nouvelle répétion générale à venir
Dans un communiqué, la Nasa a expliqué : « Les ingénieurs ont surmonté plusieurs difficultés lors de cet essai de deux jours et ont atteint la plupart des objectifs fixés. Afin de permettre aux équipes d’analyser les données et de procéder à une seconde répétition générale en conditions réelles, nous visons désormais le mois de mars comme première date possible pour cet essai en vol. »
Les quatre astronautes d’Artemis 2 ont cessé leur quarantaine entamée le 21 janvier (pour éviter de contracter des maladies avant la mission). Ils en commenceront une nouvelle, deux semaines avant la première opportunité de lancement qui est le 6 mars 2026, à 2 h 29 du matin (heure française).
Des progrès par rapport à Artemis 1
Malgré le retour du problème congénital de la SLS, à savoir les fuites d’hydrogène au niveau du joint de déconnexion rapide, la répétition générale a montré des progrès par rapport à Artemis 1. Les réservoirs d’hydrogène ont pu être remplis entièrement, ce qui n’avait pas été le cas à plusieurs reprises lors de la mission précédente. Rappelons que ce gaz, rendu liquide à -253°C, est le plus volatil qui soit. Les fuites mesurées sont infimes et resteraient acceptables avec un autre gaz moins sujet à s’échapper.
