Artemis 2 n’a pas encore décollé vers la Lune. Si la fusée géante Space Launch System (SLS) qui doit propulser la mission est déjà sur son aire de lancement 39B du centre spatial Kennedy, en Floride, elle doit encore démontrer qu’elle est parée pour la mise à feu. C’est le but de la répétition générale qui doit commencer le 30 janvier 2026. Les opérations doivent en effet débuter 49 heures avant l’heure factice du lancement, établie au 31 janvier autour de 21 h (heure locale en Floride). Toutes les équipes se mettront au travail pour conduire toutes les opérations nécessaires, incluant le remplissage des réservoirs de la SLS. Cette phase fait d’ailleurs partie des plus sensibles en raison de la difficulté qu’il y a à manipuler de l’hydrogène liquide. Lors de la mission sans équipage Artemis 1, des fuites d’hydrogène avaient plusieurs fois retardé le lancement. Des améliorations ont été apportées aux différents mécanismes de connexion des tuyaux d’alimentation, mais il faut les tester sur l’aire de lancement.
30 secondes avant le lancement
Le décompte doit être conduit jusqu’à 30 secondes avant le décollage, ce qui correspond au moment du démarrage de la séquence automatique de lancement. L’équipage, qui a été placé en quarantaine le 23 janvier 2026 pour éviter de contracter un virus avant la mission, participera à cette répétition générale en revêtant les combinaisons de vol et en grimpant au sommet de la fusée pour prendre place à bord du vaisseau Orion, une fois les réservoirs remplis.
tout comme Christina Koch et Jeremy Hansen, pour participer à la répétition générale. Crédit : NASA/Joel Kowsky.
Au terme du compte à rebours, les quatre astronautes quitteront leur capsule. Les équipes au sol n’en auront pas fini pour autant : il faudra vider la fusée de son carburant.
Si toutes ces opérations se déroulent bien, un lancement pourra être envisagé dès le 6 février 2026. La fenêtre de tir s’ouvre à 21 h 41 en Floride, ce qui correspond en France métropolitaine à 3 h 41 du matin, le 7 février.
Encore du travail
Les équipes du centre spatial Kennedy travaillent encore toutefois sur plusieurs petits problèmes qu’il faut avoir réglés avant tout lancement. L’un d’eux concerne le système d’évacuation d’urgence des astronautes en cas de danger imminent sur le pas de tir. Les « paniers » qui doivent leur permettre de quitter la fusée (98 m de haut) à la façon d’un téléphérique se sont arrêtés trop tôt lors d’un essai précédent. Il est donc nécessaire d’ajuster le mécanisme de freinage afin de permettre aux astronautes de descendre une fois l’évacuation faite.
Si certains problèmes ne pouvant être résolus sur l’aire de lancement persistent, la Nasa pourrait décider de rapatrier la SLS dans son hangar, le Vehicle Assembly Building (VAB), pour les résoudre. Dans ce cas, la mission ne pourra être lancée avant le 6 mars 2026.
