L’ancien astronaute Bill Nelson est nommé administrateur de la Nasa

Joe Biden a désigné le nouveau pilote de l’agence spatiale américaine : l’ex-sénateur et astronaute Bill Nelson. Il sera notamment chargé de poursuivre le programme Artemis, qui vise un retour américain sur la Lune.

À l’inverse de Jim Bridenstine trois ans auparavant, l’affectation de Bill Nelson au poste d’administrateur de la Nasa le 19 mars 2021 a provoqué une vague d’approbation aux États-Unis. L’ancien parlementaire, âgé de 78 ans et qui compte un vol spatial à son actif en 1986, est donc le favori de l’administration Biden pour mener l’épopée de la conquête lunaire.

Après un mandat apprécié de Bridenstine, Joe Biden fait le choix de la sécurité en nommant Bill Nelson. Diplômé de Yale et de l’université de Virginie, Bill Nelson entre à la Chambre des représentants de Floride en 1972, sous l’étiquette démocrate. En 1978, il est élu à la Chambre des représentants des États-Unis, pour le district d’Orlando et de la Space Coast. Il vole à bord de la navette Columbia du 12 au 18 janvier 1986, en tant que spécialiste de charge utile.

Manœuvre bipartisane, prise de risque minimale

Néanmoins, lors de sa carrière politique longue de 47 ans, Bill Nelson s’est souvent montré enclin à travailler avec le Parti républicain. À partir de 2009, alors sénateur de Floride, il n’hésite pas à entamer une véritable campagne auprès du président Obama afin d’élaborer un nouveau concept de lanceur. La construction du Space Launch System sera approuvée en 2010 par l’Authorization Act de la Nasa, avec l’aide du sénateur républicain du Texas, Kay Bailey Hutchison.

Une entente bipartisane est considérée comme nécessaire, dans le but d’assurer la continuité du programme d’exploration lunaire Artemis, lancé durant le mandat de Donald Trump. Le sénateur républicain de la Floride Marco Rubio a annoncé « qu’il n’y avait pas meilleur choix pour diriger la Nasa ». Jim Bridenstine a également adoubé son successeur en déclarant que Bill Nelson était un « excellent choix ».

En attendant l’approbation du Sénat pour ce poste clé, la Nasa se rapproche du début de son programme Artemis. Le 18 mars, le SLS réussissait son test final de mise à feu au sol, donnant le feu vert pour la prochaine étape : le premier lancement. Bill Nelson devrait être institué administrateur à temps pour le décollage de la mission Artemis I, toujours annoncé pour la fin de l’année 2021.

Disponible en kiosque ou sur notre boutique en ligne

Magazine Ciel & espace n°576 - avril-mai 2021. Dossier : L’eau et la vie, un duo rarissime dans l’Univers. © C&E

 

Recevez Ciel & Espace pour moins de 6€/mois

Et beaucoup d'autres avantages avec l'offre numérique.

Voir les offres

Nous avons sélectionné pour vous

  • Les nuages noctiluques font leur retour au crépuscule

    En juin et juillet, les longs crépuscules d’été réservent souvent une surprise : l’apparition d’étonnants nuages luminescents dans un ciel déjà sombre. Ces formations spectaculaires semblent surtout survenir en période de minimum d’activité solaire, et chacun peut les observer. C'est sans doute la dernière année favorable à leur observation avant 10 ans, donc profitez-en !

  • L’Europe pourrait construire son propre vaisseau spatial

    Serait-il possible de voir des astronautes s’envoler dans l’espace depuis la Guyane au sommet d’une Ariane 6 ? Toute la technologie nécessaire est déjà au point, répond l’étude du CNES présentée le 16 juin 2021 au forum GLEX sur l’exploration spatiale, à Saint-Pétersbourg.

  • Des complications pendant la sortie dans l’espace de Thomas Pesquet

    Au terme de leur sortie dans l’espace, Thomas Pesquet et Shane Kimbrough ne sont pas parvenus à déployer les panneaux solaires. Objectif manqué pour une mission qui a connu plusieurs couacs.