Sur les astéroïdes de fer, les astrophysiciens prédisent des paysages fantastiques

Vue au microscope électronique d'un nappage de verre résultant de l'impact d'une bille de basalte sur une météorite ferreuse. L'image (colorisée) fait 250 microns de large. Crédit : Libourel et al., Sci. Adv. 2019
A trois ans du lancement de la sonde américaine Psyche vers l’astéroïde du même nom – le tout premier astéroïde de fer jamais visité – une équipe franco-japonaise lève le voile sur ce que pourrait être sa surface nappée de verre...
Imaginez, sous un ciel noir, un sol fracassé comme vous n’en avez jamais vu. Ici constellé de verre sombre comme de l’obsidienne mélangé à des éclats de fer, et là semblable à de l’écume, mais une écume métallique qui serait figée depuis la nuit des temps. Un sol dur comme de l’acier, sous vos pas, mais aussi perforé de toute part, saturé de cratères aux bords étrangement déchiquetés. Le paysage au loin est fantastique, tout de verre et de fer. Avec çà et là quelques mégalithes irisés, semblables à des menhirs brisés par un géant furieux. Et face à vous, il y a ce rocher qui évoque une gigantesque pierre ponce dont on aurait comblé les vides par du métal en fusion... Qui aurait cru que la surface de l’astéroïde Psyché puisse être si étrange, si différente...
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