Les « hollows » de Mercure sont sulfureux !

Hollows observés sur Mercure. © Nasa
De petites dépressions à la surface de Mercure intriguent les astronomes depuis des décennies. Ces « hollows » révèlent une activité qui ne devrait pas exister sur une planète censée être « morte ». Elles pourraient être provoquées par la disparition d’un certain type de composé chimique à base de soufre : des sulfures.
Sur la surface morne et grise de Mercure, de drôles de taches blanchâtres attirent l’œil. Surnommées « hollows » (creux en anglais), il s’agit de formations géologiques longues de quelques centaines de mètres. Si elles semblent récentes, leur origine reste un mystère. Une équipe de scientifiques vient d’en percer, au moins en partie, le secret. Ses conclusions, publiées dans la revue Science Advances, mettent en relief le rôle déterminant des sulfures, ces molécules où le soufre est associé à un autre élément chimique... « Ce sont des dépressions de terrain ou des creux. De ce que nous savons, elles ont l’air d’avoir été formées suite à la perte de matériaux contenant des éléments volatils », décrit Océane Barraud, du German Aerospace Center
Sur la surface morne et grise de Mercure, de drôles de taches blanchâtres attirent l’œil. Surnommées « hollows » (creux en anglais), il s’agit de formations géologiques longues de quelques centaines de mètres. Si elles semblent récentes, leur origine reste un mystère. Une équipe de scientifiques vient d’en percer, au moins en partie, le secret. Ses conclusions, publiées dans la revue Science Advances, mettent en relief le rôle déterminant des sulfures, ces molécules où le soufre est associé à un autre élément chimique...

« Ce sont des dépressions de terrain ou des creux. De ce que nous savons, elles ont l’air d’avoir été formées suite à la perte de matériaux contenant des éléments volatils », décrit Océane Barraud, du German Aerospace Center...
Recevez Ciel & Espace pour moins de 6€/mois

Et beaucoup d'autres avantages avec l'offre numérique.

Voir les offres

Nous avons sélectionné pour vous

  • Avec Desi, une nouvelle fissure ouverte en cosmologie ?

    La première année d’observation du relevé céleste Desi suggère que l’énergie noire, qui accélère l’expansion de l’univers, pourrait avoir varié dans le temps. Un résultat qui défie notre compréhension de l’évolution cosmique et qui suscite tour à tour prudence, enthousiasme et curiosité chez les spécialistes.

  • Kamo’oalewa, l’astéroïde cible de la sonde Tianwen 2, est bien un morceau de Lune

    Le petit corps céleste qui gravite sur une orbite très voisine de celle de la Terre semble avoir la Lune pour origine. Outre sa composition, des simulations de trajectoire militent en ce sens. Un cratère est même suspecté : Giordano Bruno.

  • Expansion de l’Univers : la tension s’accroit sur la constante de Hubble

    L’Univers est en expansion. Soit. Mais à quelle vitesse ? Selon la méthode utilisée, ce taux d’expansion, ou constante de Hubble, varie. Et les mesures les plus récentes viennent encore confirmer cette tension. Au point que des cosmologistes mettent en cause les modèles théoriques les mieux établis.