Le vortex de Saturne toujours là !

L'étrange tourbillon nuageux qui a élu domicile au pôle Nord de Saturne ne montre aucun signe de faiblesse. Cette nouvelle image, prise par la sonde Cassini le 2 avril 2014, et rendue publique le 4 août, en atteste.
Le vaisseau automatique était alors à 2,2 millions de km de Saturne et grâce à son orbite très inclinée, il a pu prendre cette vue plongeante sur le pôle Nord de la géante gazeuse. Ce zoom sur le centre de l'hexagone nuageux qui occupe la région la plus australe de Saturne permet de confirmer la taille du vortex qui s'est creusé à l'endroit même du pôle : 2000 km de diamètre. En ce lieu, les vents circulaires sont mesurés à plus de 500 km/h !


L'hexagone de Saturne avait été aperçu par les sondes Voyager en 1980 et 1981. Le vortex avait été clairement identifié pour la première fois en 2008 grâce aux caméras infrarouges de Cassini, alors que le pôle Nord de Saturne était encore plongé dans la nuit. Ce n'est qu'en 2012 qu'une photo très détaillée a pu être obtenue. Ce phénomène météo pourrait subsister pendant des siècles.

Philippe Henarejos, le 5 août 2014.

Recevez Ciel & Espace pour moins de 6€/mois

Et beaucoup d'autres avantages avec l'offre numérique.

Voir les offres

Commentaires

Nous avons sélectionné pour vous

  • Un spectaculaire éclair à la limite de l’espace

    Un amateur français a saisi un spectaculaire éclair à très haute altitude. Son image est l’une des plus belles jamais vues de ce phénomène encore en partie mystérieux qui n’a été découvert qu’à l’orée des années 1990 depuis l’espace.

  • Une éclipse de Soleil comme vous n’en avez jamais vue

    Lauréat d’un concours photo organisé par l’observatoire de Greenwich, Nicolas Lefaudeux a réussi à photographier l’éclipse totale de Soleil du 21 août 2017 d’une manière totalement inédite.

  • Un volcan de Mars en éruption ? Non, un drôle de nuage !

    Sur une image récente de la sonde Mars Express, l’un des volcans de Tharsis semble émettre un spectaculaire panache de fumée… Mais pas de roches en fusion à l’origine du phénomène, plutôt une curiosité météorologique.