La comète Lovejoy est visible à l’œil nu

La comète Lovejoy photographiée le 7 janvier 2015 par Philippe Tosi depuis Nîmes avec un télescope de 200 mm. ©P.Tosi.

En devenant 3 fois plus brillante que prévu, la comète C/2014 Q2 Lovejoy est maintenant bien observable sans télescope.

La bonne surprise

On le sait par expérience, il est difficile de prévoir avec précision la magnitude des comètes. Certaines déçoivent, d'autre apportent une bonne surprise. C'est le cas de C/2014 Q2 Lovejoy.

Initialement attendue autour des magnitudes 5 à 6, elle devait être faiblement visible à l'œil nu. Finalement, Lovejoy se rapproche de la magnitude 4 à la mi-janvier, alors qu'elle prend de la hauteur dans la constellation du Taureau.

Comment l'observer

Dans un ciel préservé de la pollution lumineuse, elle est facilement visible à l'œil nu sous la forme d'une tache diffuse. Une paire de jumelles la montre de façon plus évidente.

Observez-la plutôt en début de nuit, avant que la Lune ne se lève. Après la Pleine Lune du 5 janvier, l’astre des nuits émerge de plus en plus tard et laisse de longues heures de ciel noir pour admirer la comète. Notre satellite naturel sera à nouveau gênant après le 24 janvier.

Ci-dessous, une carte pour repérer la comète, réalisée avec Prism.

Lovejoy a rendez-vous avec les Pléiades

Le 18 janvier 2015, Lovejoy ne sera qu'à 7° de l'amas ouvert des Pléiades. Il y a là un beau sujet photo pour des objectifs de focale moyenne. Un objectif de 100 à 150 mm fait l'affaire pour immortaliser cette rencontre ; un temps de pose de 4 à 5 minutes est envisageable avant que le mouvement de la comète ne soit perceptible.

Un découvreur amateur prolixe

Cette comète est la cinquième découverte par l'astronome amateur australien Terry Lovejoy, et la deuxième à sortir de l'ordinaire après C/2011 W3 passée à moins de 200 000 km du Soleil, mi-décembre 2011.
C/2014 Q2, quant à elle, a été découverte fin août 2014 dans la constellation de la Poupe, avec un télescope de 200 mm de diamètre.

Recevez Ciel & Espace pour moins de 6€/mois

Et beaucoup d'autres avantages avec l'offre numérique.

Voir les offres

Commentaires

Nous avons sélectionné pour vous

  • Le numéro 573 de Ciel & Espace est en kiosques : Les extraterrestres sont-ils verts ?

    S’ils existent, pourquoi les extraterrestres ne sont-ils toujours pas arrivés sur Terre ? Cette question posée voici plusieurs décennies par le prix Nobel de physique Enrico Fermi a suscité plus de 70 réponses possibles. La plus récente est pour le moins étonnante : c’est parce qu’ils seraient écolos…

  • De la vie découverte sur Vénus ? Pourquoi ce n’est pas si simple

    La découverte de phosphine dans l’atmosphère de Vénus, une molécule présentée comme une « biosignature », a fait bruisser la toile pendant plusieurs jours avant l’annonce officielle de ce 14 septembre 2020. Il y a pourtant peu de chances pour que cette détection ait un quelconque rapport avec la vie extraterrestre.

  • Les pluies de la jeune Mars quantifiées pour la première fois

    Il ne pleut plus sur la planète Mars aujourd’hui, mais il a plu voici plusieurs milliards d’années. En quelle quantité ? Sous quelle forme ? Pour la première fois, des chercheurs ont quantifié ces précipitations extraterrestres.