L’araignée de Mercure résulterait d’un impact

Crédit photo : Nasa/JHUAPL/Carnegie Inst./C&EP.

Le mystérieux cratère Apollodorus et son immense réseau de failles, sur Mercure, sont dus à la chute d'un gros bolide qui a "cassé la croûte" de la planète.

Le 14 janvier 2008, la sonde Messenger de la Nasa révélait une bizarrerie dans le bassin d'impact Caloris, sur Mercure : le cratère Apollodorus, de 40 km de diamètre, situé au centre d'un réseau de failles, Pantheon Fossae, aussi surnommé « l'araignée », restait inexpliquée. Certains scientifiques y voient juste une simple coïncidence. Mais, selon Sean Solomon, du Carnegie Institution of Washington, les deux formations résultent d'un même événement. En frappant le bassin Caloris, une météorite aurait libéré les tensions de la croûte, faisant rayonner les fissures dans toutes les directions autour du cratère. Cette théorie (que nous évoquions dans Ciel et Espace de mars 2008) ne fait pas l'unanimité. Des chercheurs pensent ainsi que l'araignée a été formée par des éruptions volcaniques. En effet, la région du bassin Caloris porte les traces d'activités volcaniques intenses. Messenger, qui va à nouveau survoler Mercure le 6 octobre prochain, permettra peut-être de trancher.

Recevez Ciel & Espace pour moins de 6€/mois

Et beaucoup d'autres avantages avec l'offre numérique.

Voir les offres

Commentaires

Nous avons sélectionné pour vous

  • Répétition générale en vue pour Artemis 2

    Avant son lancement vers la Lune, l’équipage de la mission Artemis 2 doit effectuer une répétition générale du compte à rebours. Celle-ci doit commencer le 30 janvier 2026. À l’issue de cette simulation sur l’aire de lancement, la Nasa décidera de la suite des opérations.

  • Le budget de la Nasa pour 2026 est finalement en hausse

    Un budget de 24,4 milliards de dollars, légèrement en baisse, a été adopté pour la Nasa par la voie légale habituelle. Mais avec une autre enveloppe provenant d’une autre loi signée en juillet 2025, l’agence spatiale voit ses moyens financiers augmenter en 2026.

  • Cloud-9, la galaxie ratée qui pourrait prouver la matière noire

    La découverte d’un nuage d’hydrogène et de matière noire, sans étoile, vient d’être confirmée par des observations du télescope Hubble. C’est le premier du genre et il nous offre un regard inédit dans ce qu’étaient ces « blocs » de matière primitive destinés à se transformer en galaxies.