Hypertélescope : le pari fou d’Antoine Labeyrie

Vue d’artiste de l’hypertélescope. © hypertelescope.org
Depuis vingt ans, seul ou presque, le Français Antoine Labeyrie développe dans son coin un concept révolutionnaire de télescope optique. Un « hypertélescope », déployé sur 100 000 km dans l’espace serait capable de distinguer une étoile à neutrons de 20 km au cœur de la nébuleuse du Crabe ! Mais pour qu’un tel instrument soit construit un jour, l’astrophysicien doit d’abord convaincre que son prototype fonctionne...
Équipé de sa petite lunette de quelques centimètres de diamètre, Galilée aurait sans doute rêvé de pouvoir contempler le ciel avec le télescope de 39 m que les astronomes s’apprêtent à construire au Chili. Ou avec l’interféromètre du VLT (VLTI), qui permet d’accéder à des détails que seul un télescope de 200 m pourrait voir. Mais aurait-il pu imaginer un instrument de... 100 000 km ?

Voilà vingt ans qu’Antoine Labeyrie a ce projet visionnaire en tête. « Mon premier article sur le concept d’hypertélescope date de 1996. Mon but était de concevoir un interféromètre qui permette de faire des images avec cent ou mille miroirs, contre une poignée aujourd’hui », explique l’astrophysicien.

Testée au début du XXe siècle, mais réellement mis en œuvre
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