Google Lunar X Prize : 5 finalistes visent la Lune

Vue d'artiste du vaisseau Moon Express. © Moon Express
D’ici la fin de 2017, plusieurs compagnies privées espèrent parvenir à poser un engin automatique sur la Lune. A la clé : 20 millions de dollars donnés à la gagnante par l’organisateur de la course, le Google X Prize.

Se poser sur la Lune, y parcourir 500 m et renvoyer sur Terre des images et des vidéos en haute définition. Voilà ce qu’ambitionne de faire Moon Express d’ici la fin de l’année. Cette société privée a d’ailleurs levé 20 millions de dollars début janvier, portant à 45 millions sa dotation totale.

En réussissant ces trois exploits avant le 31 décembre 2017, Moon Express remplirait les critères principaux du Google Lunar X Prize (site en anglais). Le concours offre 20 millions de dollars à l’équipe vainqueur. Créé en 2007, il veut démocratiser l’exploration spatiale en ouvrant la voie aux entreprises privées.

Un rover privé sur la Lune avant fin 2017

Cinq des seize équipes engagées au départ dans l’aventure sont encore en lice. Ce sont les seules à avoir réussi à signer un contrat de lancement avant la date butoir du 31 décembre 2016. Les cinq concurrents jouent maintenant contre la montre pour être entièrement prêts fin 2017 : la société israélienne Space IL, qui veut intéresser son pays aux sciences en créant un nouvel effet Apollo ; la société indienne Team Indu ; la société internationale Synergy Moon regroupant aussi bien des ingénieurs que des artistes ; l’équipe japonaise Hakuko ; et enfin Moon Express, qui souhaite à terme exploiter les ressources lunaires.

Un programme serré

Avec ces cinq lancements prévus et le programme chinois Chang’e 5 qui ambitionne de rapporter des échantillons lunaires, la Lune pourrait bien occulter Mars en 2017. Cependant, malgré l’optimisme des cinq sociétés, les chances de réussite restent incertaines. Moon Express et Moon Synergy ont, par exemple, des contrats de lancement avec des fusées qui n’ont pas encore été testées (respectivement Electron de la société RocketLab, et Neptune 8 de la société Interorbital System).

Mahia Nouvelle-Zélande
Pas de tir tout neuf de la société Rocket Lab d'où devrait partir la fusée Electron.

Crédit : Rocket Lab

Des concurrents distancés mais en embuscade

Plutôt que de devoir bâcler son projet, la compagnie américaine Astrobotic a préféré quitter la course. Sans pour autant abandonner, elle prévoit un décollage pour 2019. Son PDG John Thornton est persuadé que les cinq équipes sélectionnées vont trop vite. Même si une date de lancement est assurée, leurs missions ne seront pas technologiquement prêtes.

Parmi les dix autres équipes qui n’ont pas réussi à officialiser un vol pour 2017, la société allemande Part-Time-Scientist est confiante. Elle envisage toujours de décoller en fin d’année et continue de travailler avec la marque de voiture Audi pour la construction de son rover lunaire.

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