Amas des Pléiades : une énigme peut en cacher une autre

Les étoiles les plus brillantes de M45 seraient à l’avant-plan de l’amas. © G. Abramson
Depuis les années 1990, la distance de l’amas des Pléiades fait débat, car les données du satellite Hipparcos contredisent toutes les autres mesures. Son successeur Gaia met un point final à la controverse, mais soulève par la même occasion une nouvelle énigme : les étoiles visibles à l’œil nu de M45 semblent beaucoup trop proches.
Épisode 1 : Comment Hipparcos a semé le doute L’amas ouvert des Pléiades, M45, est un joyau du ciel boréal, bien visible sous la forme d’un groupe compact de sept à huit étoiles bleutées. Il referme en réalité des centaines d’autres étoiles perceptibles au télescope. L’objet est si célèbre et semble si proche que l’on a du mal à imaginer les difficultés rencontrées pour connaître son éloignement.

Pour estimer la distance d’un amas stellaire, les astronomes utilisent des méthodes directes ou indirectes. Par exemple, ils déterminent l’âge et la masse des étoiles en spectroscopie, pour en déduire leur luminosité absolue, et ainsi leur distance.

Mais la technique la plus précise sur les astres proches est celle de la parallaxe. Il s’agit de mesurer,
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