PicSat ne trouve pas ses repères

Le satellite Picsat (photomontage). © Lesia/Observatoire de Paris/PSL ; fond : T. Pesquet ESA/Nasa
Après plus de huit semaines passées en orbite, le nanosatellite PicSat n’est toujours pas opérationnel. D’abord freiné par un problème de stabilisation à présent réglé, c’est une panne de logiciel qui l’empêche maintenant de s’orienter.

Lancé début 2018 pour tenter d’observer le transit de l’exoplanète Bêta Pictoris b devant son étoile, Picsat n’a toujours pas commencé sa mission scientifique. Dans le courant du mois de février 2018, il tardait à se stabiliser. Ce problème a été réglé mais une autre panne a surgi. Elle concerne le « star-tracker », un des éléments du système qui contrôle la position de PicSat en se répérant aux étoiles brillantes voisines de Bêta Pictoris. Le capteur fonctionne, mais pas le logiciel qui le pilote, ce qui empêche le télescope de viser correctement Bêta Pictoris.

L’équipe de PicSat travaille avec les concepteurs du logiciel pour trouver l’origine du problème. Les scientifiques ont déjà pu reproduire la panne sur un double du satellite resté au sol. Ils doivent maintenant mettre à jour le logiciel sur le satellite en orbite. L’opération nécessite de lui envoyer les données par radio à chacun de ses passages au-dessus de l’observatoire de Meudon (près de Paris), où se trouve la station de contrôle. À suivre…

Recevez Ciel & Espace pour moins de 6€/mois

Et beaucoup d'autres avantages avec l'offre numérique.

Voir les offres

Nous avons sélectionné pour vous

  • Alexei Leonov, premier piéton de l’espace, est mort

    Le 18 mars 1965, vêtu de son scaphandre, il avait été le premier humain à sortir de son vaisseau spatial pour flotter librement dans l’espace. Le Russe Alexei Leonov, qui avait aussi participé à la mission Apollo-Soyouz en 1975, est mort à l’âge de 85 ans.

  • Matière noire : donnez votre corps à la science !

    Vous n’avez pas encore été transpercé par une particule de matière noire macroscopique ? Si elle existe, c’est donc qu’elle fait plus de 50 kg ! Tel est le résultat d’une étude très sérieuse qui considère le corps humain comme… un détecteur de matière noire.

  • La sonde Juno sauve sa mission grâce à une manœuvre inédite

    Pour éviter l’ombre de Jupiter, Juno a dû allumer ses moteurs pendant plus de 10 heures afin de changer de trajectoire. Une manœuvre risquée mais réussie qui prolonge la mission autour de la planète géante.