Daphnis et Pan vrillent les anneaux de Saturne

Les satellites Pan et Daphnis dans les anneaux de Saturne. Crédit : NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute

En orbite autour de Saturne, à plus d'un milliard de km de la Terre, la sonde Cassini continue d'épier les anneaux qui entourent la planète. L'un des derniers clichés diffusés sur le site de la mission Cassini Solstice, le 14 mai 2012, offre une vue spectaculaire sur la partie la plus extérieure des anneaux.

A gauche, on voit la division de Keeler, qui est un petit vide dans les anneaux. Au sein de ce vide gravite le satellite Daphnis, qui ne mesure que 8 km de diamètre. Visible sous la forme d'une petite tache blanche, il perturbe sur son passage la trajectoire des particules des anneaux par son influence gravitationnelle. C'est l'origine des vagues discernables de part et d'autre de la division de Keeler.

En haut à droite, la petite tache brillante est un autre satellite, Pan, qui mesure 28 km de diamètre. Lui gravite dans la division d'Encke, un vide plus important au sein des anneaux parfois visible dans de puissants instruments d'amateurs. Pan, visible sur un autre cliché en couleurs, lui aussi, diffuse des ondes dans les anneaux, visibles en bas à droite de l'image.

Cette photo avait été prise le 3 juin 2010 depuis une distance de 529000 km. La résolution est de 3 km par pixel.

Pour en savoir plus sur les anneaux de Saturne, lisez l'article « Les secrets de la géante aux anneaux », dans Ciel et Espace de mai 2012.

Philippe Henarejos, le 18 mai 2012.

Recevez Ciel & Espace pour moins de 5€/mois

Et beaucoup d'autres avantages avec l'offre numérique.

Voir les offres

Commentaires

Nous avons sélectionné pour vous

  • La supernova de 1987, trente ans plus tard

    Les astronomes ne pouvaient manquer pareil anniversaire : le 23 février 1987 apparaissait la dernière supernova visible à l’œil nu. Pour la circonstance, ils ont utilisé le télescope spatial Hubble pour photographier ce « soleil éclaté » dont l’onde de choc continue de traverser l’espace.

  • Thomas Pesquet voit rouge

    Cela faisait longtemps que le Français Thomas Pesquet rêvait de photographier le plus fameux rocher rouge de la Terre : Ayers Rock, situé en plein cœur de l’Australie.

  • Mimas en clair-obscur

    L’image a quelque chose d’irréel, en raison de l’éclairage particulier sur Mimas et sa surface chaotique.