Une expérience du Cern montre que l'antimatière brille comme la matière

© Maximilien Brice/CERN
L'expérience Alpha, installée au Cern, a permis pour la première fois de mesurer une fréquence d'absorption d'un anti-hydrogène, un anti-atome constitué d'un anti-proton et d'un positon (ou anti-électron).

Verdict : la fréquence observée, à la précision de la mesure (un cinquième de milliardième !), est identique à celle que l'on aurait mesuré sur un atome d'hydrogène. L'anti-hydrogène absorbe la lumière — et donc, la rayonne — exactement comme un atome d'hydrogène.

Pour les théoriciens, ce n'est pas une réelle surprise. Selon le modèle standard de la physique des particules, bâti ces cinquante dernières années — ou plus précisément en vertu de la symétrie CPT (charge - parité - temps) —, l'antimatière doit se comporter vis-à-vis du rayonnement électromagnétique comme la matière.

Cependant, parmi les théories qui tentent d'aller au-delà de ce modèle standard (notamment avec l'objectif d'unifier la physique quantique et la théorie de la relativité générale), beaucoup comme la théorie des cordes impliquent une violation de la symétrie CPT. D'où l'intérêt de la tester ! 

Le tour de force réalisé au Cern montre que, pour le moment, la physique du XXe siècle tient bon...

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