Enquête sur Asgardia : la première nation de l’espace intrigue

Asgardia a un roi : Igor Ashurbeyli (au centre). © Asgardia Space Kingdom
Le Russe Igor Ashurbeyli a fondé voilà deux ans Asgardia, qui revendique 280 000 citoyens à travers le monde. Ce premier royaume spatial, en réalité surtout numérique, se veut pacifiste et humaniste et souhaite être reconnu par les Nations unies. Mais peut-on faire confiance à un ex-fabriquant de missiles ?
« Est-ce un projet pionnier, futuriste ou de la folie ? Appelez cela comme vous le voulez, l’avenir dira ce qu’il en est. » Le 12 octobre 2016, sous les ors du Ritz, à Paris, un monsieur à l’épaisse moustache blanche et l’allure bonhomme vient d’annoncer la création d’Asgardia, « la toute première nation de l’espace ». Voilà proclamée la « prochaine aventure de l’humanité ». Le projet est, pour sûr, aventureux. Celui qui le porte, hasardeux. Igor Ashurbeyli, un oligarque russo-azerbaïdjanais de 55 ans fut, de 2000 à 2011, le PDG d’Almaz-Antey, une des plus grosses entreprises du complexe militaro-industriel russe. Il se targue d’être le concepteur du S-400, un missile sol-air longue portée qui fait la fierté de l’armée rouge. Et la holding Socium...
Recevez Ciel & Espace pour moins de 6€/mois

Et beaucoup d'autres avantages avec l'offre numérique.

Voir les offres

Nous avons sélectionné pour vous

  • Alexei Leonov, premier piéton de l’espace, est mort

    Le 18 mars 1965, vêtu de son scaphandre, il avait été le premier humain à sortir de son vaisseau spatial pour flotter librement dans l’espace. Le Russe Alexei Leonov, qui avait aussi participé à la mission Apollo-Soyouz en 1975, est mort à l’âge de 85 ans.

  • Matière noire : donnez votre corps à la science !

    Vous n’avez pas encore été transpercé par une particule de matière noire macroscopique ? Si elle existe, c’est donc qu’elle fait plus de 50 kg ! Tel est le résultat d’une étude très sérieuse qui considère le corps humain comme… un détecteur de matière noire.

  • La sonde Juno sauve sa mission grâce à une manœuvre inédite

    Pour éviter l’ombre de Jupiter, Juno a dû allumer ses moteurs pendant plus de 10 heures afin de changer de trajectoire. Une manœuvre risquée mais réussie qui prolonge la mission autour de la planète géante.