Enquête sur Asgardia : la première nation de l’espace intrigue

Asgardia a un roi : Igor Ashurbeyli (au centre). © Asgardia Space Kingdom
Le Russe Igor Ashurbeyli a fondé voilà deux ans Asgardia, qui revendique 280 000 citoyens à travers le monde. Ce premier royaume spatial, en réalité surtout numérique, se veut pacifiste et humaniste et souhaite être reconnu par les Nations unies. Mais peut-on faire confiance à un ex-fabriquant de missiles ?

« Est-ce un projet pionnier, futuriste ou de la folie ? Appelez cela comme vous le voulez, l’avenir dira ce qu’il en est. » Le 12 octobre 2016, sous les ors du Ritz, à Paris, un monsieur à l’épaisse moustache blanche et l’allure bonhomme vient d’annoncer la création d’Asgardia, « la toute première nation de l’espace ». Voilà proclamée la « prochaine aventure de l’humanité ». Le projet est, pour sûr, aventureux. Celui qui le porte, hasardeux. Igor Ashurbeyli, un oligarque russo-azerbaïdjanais de 55 ans fut, de 2000 à 2011, le PDG d’Almaz-Antey, une des plus grosses entreprises du complexe militaro-industriel russe. Il se targue d’être le concepteur du S-400, un missile sol-air longue portée qui fait la fierté de l’armée rouge. Et la holding Socium (30 sociétés, 10 000 salariés en Russie) qu’il a fondée en 1988 et qu’il préside toujours, travaille en lien étroit avec le secteur de la défense russe.

Désormais, Ashurbeyli veut réconcilier l’humanité avec elle-même en s’élevant vers les étoiles. Cet ancien marchand d’armes serait-il donc atteint du syndrome Alfred Nobel qui, après avoir inventé la dynamite, a créé son fameux prix ? Car à travers Asgardia — le nom a été choisi en référence à Asgard, la cité des dieux dans la mythologie nordique —, il vise officiellement trois buts : assurer la paix dans l’espace, protéger la Terre des menaces (astéroïdes, météorites, mais également missiles intercontinentaux —oui, ceux-là même qu’il a contribué à propager) et envoyer les Asgardiens, dans 25 ans environ, vivre dans des plateformes habitables en orbite basse et même sur la Lune. Mais aussi faire de ce royaume céleste (dont Ashurbeyli est, sans surprise, le roi) le lieu d’épanouissement d’une humanité savante, parvenue à transcender les clivages terrestres. D’ailleurs, en Asgardia, les partis politiques sont interdits.

Cinq minutes pour devenir citoyen

« C’est la vision très russe d’un homme bercé, durant l’époque soviétique, par l’idée que le milieu spatial permet de faire advenir l’égalité de tous et qu’un homme nouveau, meilleur, émergera dans ce nouvel environnement », avance Isabelle Sourbès-Verger, directrice de recherche CNRS au centre Alexandre Koyré. « On retrouve aussi un état d’esprit propre à la microsociété des gens du spatial qui considèrent que l’espace permettra de mettre fin aux maux de l’humanité et de recouvrer la fraternité », abonde Xavier Pasco, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique, qui cerne en Asgardia « un héritage fouriériste ». Et c’est bien cela qui a séduit Norédine Benazdia, journaliste indépendant féru d’espace et premier Français à s’être laissé tenter par une « démarche utopiste et poétique censée redonner de la hauteur à une humanité affranchie des frontières ». Il est le 56e Asgardien répertorié sur les 281 652 « citoyens », répartis dans 203 pays, que comptait la nation lors de la rédaction de cet article, début décembre 2018. Sept sur dix ont moins de 35 ans et 85 % des citoyens sont des hommes, ce qui a inspiré à Igor Ashurbeyli cette sortie : « Les Asgardiennes sont les plus heureuses des femmes »...

Inauguration fastueuse du royaume d'Asgardia dans le palais impérial de la Hofburg, à Vienne. © Asgardia Space Kingdom

Un lecteur (ou une lectrice, donc) séduit par les ambitions asgardiennes n’a besoin que de quelques minutes pour s’inscrire sur asgardia.space et demander la citoyenneté de cette nation, promue dès ses débuts, entre autres, par le directeur de l’Institut de l’espace de l’université Rice de Houston, David Alexander, et par Jospeh N. Pelton, directeur de l’Institut de recherche sur l’espace et les communications avancées à l’université de Washington. Dans les 40 heures qui ont suivi la proclamation de la fondation d’Asgardia, 50 000 personnes ont rejoint ses rangs.

Beaucoup savent pourtant qu’ils ne prendront pas de sitôt leurs quartiers dans l’espace. Financé jusqu’ici uniquement grâce à la fortune personnelle d’Ashurbeyli, le projet est « impossible à concrétiser à moyen terme au vu des technologies actuelles, sans parler du coût », reconnaît Norédine Benazdia. En attendant de devenir extraterrestre, Asgardia entend bien obtenir une reconnaissance ici-bas. Et brigue rien de moins qu’une entrée aux Nations unies. Pour cela, la protonation s’est dotée des atours classiques d’un État. Ses citoyens ont été mis à contribution via le site pour choisir un hymne, une devise (« Une humanité, une unité »), un drapeau (un globe jaune entouré de cercles concentriques sur fond bleu marine), un blason et même un calendrier. En Asgardia, chaque mois dure 28 jours et un nouveau mois, dénommé Asgard, s’intercale entre juin et juillet. C’est le 1er Asgard (le 18 juin 2017) qu’une constitution en 20 chapitres et 50 articles a été présentée au « peuple » d’Asgardia, préalablement sollicité pour débattre de ses grands principes. Parmi ses rédacteurs, on trouve Ram Jakhu, directeur de l’Institut de droit spatial de l’université McGill (Canada). Une référence. 

Un roi autodésigné

Après que 100 000 Asgardiens l’ont approuvé, ce texte instaurant un régime hybride, à la fois monarchie constitutionnelle (accordant des pouvoirs étendus au roi autodésigné pour 5 ans, qui peut renouveler son mandat et choisir son successeur) et démocratie directe (par le biais de référendums sur Internet), est entré en application en septembre 2017. Depuis, accepter la constitution est devenu une condition sine qua non pour devenir citoyen d’Asgardia. La refuser, c’est rester à l’état de simple « touriste », autrement appelé « follower » — il y en a plus d’un million — sans droit de vote. Et donc sans possibilité d’élire pour 5 ans les 150 membres du Parlement unicaméral âgés d’au moins 40 ans, comme cela a été le cas en mars 2018. Ce critère d’âge exclut de fait la majorité des Asgardiens, dont bon nombre ont exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux.

Les Asgardiens votent pour désigner un parlement. Mais n’est pas parlementaire qui veut : il faut avoir plus de 40 ans.© Asgardia Space Kingdom

L’attribution des sièges s’est effectuée en fonction des langues. Les citoyens sont répartis en 13 districts, correspondant aux 12 idiomes principaux dans lesquels ils ont souhaité échanger et à un district rassemblant les autres langues. Les Asgardiens ayant choisi de parler anglais sont les plus nombreux : les anglophones ont donc élu 68 des 150 députés. « Ce choix de l’anglais manifeste la volonté d’avoir un substrat culturel commun le plus neutre possible, dans le but de se rapprocher au maximum du « tous pareils » et de dépasser les clivages terrestres classiques pour faire émerger un homme nouveau », analyse Isabelle Sourbès-Verger. Viennent ensuite les sinophones, les turcophones et les hispanophones. Les francophones sont sixièmes, avec 6 parlementaires. Victor Demaria-Pesce, conseiller scientifique au Centre européen des astronautes, est l’un d’eux. « J’avais peur de me retrouver avec des doux rêveurs, explique ce directeur de recherche à l’Inserm. Mais on est en train de constituer une vraie nation grâce à un travail sérieux guidé par des professionnels de la politique. Il le faut bien, car la seule bonne volonté ne suffit pas, au risque de voir ces experts prendre la main. »

Communication contrôlée

Le président du Parlement, Lembit Öpick, ancien député libéral démocrate britannique en est un. Il a mené la première session parlementaire d’Asgardia, à Vienne, le 24 juin 2018 en présence de 108 des 150 élus, issus de 40 pays. La session suivante, du 10 au 12 octobre, a eu lieu par webcams interposées — une première mondiale. Il a notamment été question du Solar, la cryptomonnaie qui devrait avoir cours en Asgardia. Les sessions peuvent se tenir à huis clos (ça a été le cas jusqu’ici), et les membres du Parlement ne sont pas censés s’exprimer sur la teneur des discussions — limitation sévère au principe de démocratie représentative. Toute communication doit passer par le site asgardia.space et l’ONG Asgardia, la structure qui, depuis Vienne, brigue la reconnaissance de la future nation. L’organisation est dirigée par la Russe Lena De Winne (l’épouse de Frank De Winne, astronaute belge directeur du Centre européen des astronautes), bras droit d’Igor Ashurbeyli et numéro 2 du régime.

« C’est ce noyau dur qui en réalité contrôle tout. L’idée d’une nation collaborative se craquelle de plus en plus, déplore Norédine Benazdia chez qui l’enthousiasme initial est retombé. Je crains que cette démocratie n’en ait que le nom. On nous a demandé notre avis pour des choses très secondaires, comme le drapeau ou l’hymne. Mais pour se présenter aux élections de député ou de maire (dans les villes où résident plus de 100 Asgardiens), il fallait chaque fois payer 100 €. Et maintenant, on nous demande de nous acquitter de la même somme pour des ‘frais de citoyenneté’. » Mise en place en novembre 2018, cette taxe annuelle a fait bondir plus d’un Asgardien. « Ce sujet a clairement suscité beaucoup d’émotion, reconnaît Ross Cheeseright, un porte-parole d’Asgardia. Certains citoyens se sont désinscrits quand d’autres ont choisi de ne pas payer ces frais (qui ne sont pas une taxe). Dans ce dernier cas, ils ne pourront plus profiter des avantages liés au statut de citoyen. Ils pourront toujours participer aux discussions en tant que followers et contribuer à construire le futur de l’humanité. »

Les 100 000 premiers Asgardiens sont exonérés de cette redevance jusqu’à fin 2019. Le pionnier Norédine Benazdia en fait donc partie, mais ne décolère pas pour autant : « Les citoyens d’Asgardia vont-ils aider malgré eux à créer un monde réservé aux riches ? Cette taxe de citoyenneté instaure une fausse démocratie, censitaire. Nous allons créer un monde aussi injuste que le nôtre ! »

Boîte de chaussures et gousse d’ail

Un peuple, une constitution, des organes de pouvoir, des emblèmes, des taxes... Asgardia se dote effectivement des attributs d’un État. Jusqu’au territoire ? Le chapitre 2 de la constitution définit cette nation ainsi : « D’un point de vue juridique, le territoire d’Asgardia est une nation numérique avec des citoyens vivant sur la planète Terre. Du point de vue scientifique et technologique, Asgardia est une nation mise en œuvre sur une orbite terrestre basse sous la forme d’un satellite. » En réalité, un nanosatellite grand comme une boîte de chaussures.

Pour être une nation reconnue par l’ONU, il faut un territoire. C'est ce microsatellite grand comme une boîte à chaussures, Asgardia 1,
placé sur orbite terrestre en 2017, qui en tient lieu… Sauf qu’il n'y a pas de territoire dans l’espace. © Asgardia Space Kingdom

Ce « territoire » revendiqué et baptisé Asgardia 1 a été lancé à bord d’un engin de la Nasa depuis l’État de Virginie, aux États-Unis, le 12 novembre 2017, et placé sur orbite le 8 décembre. Il transporte un disque dur de 512 Go sur lequel sont enregistrés la constitution, les données personnelles des 100 000 premiers Asgardiens, et quelques textes et photos que ces derniers ont souhaité extraire de l’atmosphère terrestre (surtout des selfies et même une photo de chien avec une gousse d’ail sur la tête). Ce premier territoire sortira de son orbite courant 2019, et une constellation de satellites devrait lui succéder en 2019 ou 2020.

Pas de territoire dans l’espace

« Avec ce satellite, Asgardia essaie de répondre à l’article 4 de la Convention des Nations unies sur les conditions d’admission à l’ONU, à savoir qu’il faut être un État doté d’un territoire, d’une population et d’un gouvernement effectif. Mais il ne peut y avoir d’État dans l’espace extra-atmosphérique puisque qui dit État dit territoire revendiqué, ce qui est interdit en vertu du principe de non-appropriation de l’espace défini dans le Traité de l’espace de 1967 », explique Philippe Achilleas, professeur de droit de l’espace à l’université Paris-Sud. Un texte qu’Igor Ashurbeyli considère obsolète et — comme Elon Musk et Jeff Bezos, autres milliardaires souhaitant explorer les très hautes sphères — souhaite voir évoluer.

Stations spatiales géantes, avenir radieux en orbite, Asgardia utilise de belles images pour faire rêver. © Asgardia Space Kingdom

Mais l’ONG Asgardia pourrait éventuellement intégrer l’ONU en tant que membre observateur. Et ce d’autant plus que le magnat russe n’est pas un inconnu des agences onusiennes. Le groupe de réflexion Expert Society on Space Threat Defense, qu’il a fondé en 2004 et qu’il préside, a obtenu, en avril 2015, le statut de consultant officiel auprès du Conseil économique et social de l’ONU. À titre personnel, Ashurbeyli s’est vu remettre en février 2016, des mains de la directrice de l’Unesco de l’époque Irina Bokova, la médaille d’or de cet organisme de l’ONU pour sa contribution au développement des nanosciences et des nanotechnologies.

Asgardia elle-même a déjà gagné une forme de reconnaissance éphémère de la part de l’Unesco. En juin 2017, Igor Ashurbeyli a en effet signé avec Irina Bokova un contrat, en tant que directeur de la « société non gouvernementale de recherche spatiale d’Asgardia ». Il s’est engagé à financer pendant 5 ans, à hauteur de 260 000 €, un prix annuel distinguant des personnalités ayant contribué à la science de l’espace. La Française Audrey Azoulay, qui a succédé à la Bulgare Bokova, a rompu ce contrat fin septembre 2018, sans explication. Sollicitée, l’Unesco nous indique que « le différentiel des fonds versés sera restitué » à l’ONG Asgardia. Dommage pour Igor Ashurbeyli qui se targuait, par un glissement sémantique parfaitement volontaire, d’une coopération entre « le premier État spatial » et l’agence onusienne.

Connexions russes

Regarder de plus près comment il a noué ce partenariat, c’est mettre le doigt sur l’un des réseaux d’Ashurbeyli, discret sur ses activités, ses cercles d’influence et sa fortune. Sollicité, il n’a d’ailleurs pas souhaité nous répondre sur ces sujets. « Agenda trop chargé », explique Ross Cheeseright. Donc, l’ancienne ambassadrice russe à l’Unesco, Eleonora Mitrofanova, avait joué les entremetteuses entre le roi de la nation asgardienne et la cheffe de l’Unesco. Eleonora Mitrofanova est, d’après le média La Lettre A, membre de la Société impériale orthodoxe de Palestine (IPPO). Cette influente organisation religieuse, réputée proche des renseignements russes et du Kremlin, a pour directeur... Igor Ashurbeyli, qui emploie d’ailleurs une partie de son argent à financer des cathédrales orthodoxes en Russie. Parmi les membres éminents de cette société figure Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères.

Mathieu Boulègue, fin connaisseur des réseaux du complexe militaro-industriel russe et membre du think tank londonien Chatham House, confirme que « les activités de cette société religieuse sont un point d’entrée pour les services de sécurité afin de faire du renseignement actif ». « L’IPPO est par ailleurs un moyen d’exercer un contrôle social en Russie autour des valeurs orthodoxes et contre celles de l’Ouest corrompu, comme les droits des femmes, des minorités, des LGBT. » Asgardia rejette toute discrimination. Pourtant, sur son site personnel Ashurbeyli.ru, Igor Ashurbeyli tient des propos homophobes. Le site d’informations russe Meduza y a relevé cette phrase : « La Russie a besoin d’altruistes et de romantiques, pas de pédés ni de pickpockets. » Par ailleurs, sur ashurbeyli.eu.com (en anglais), on peut lire que l’entrepreneur est, depuis juin 2016, le secrétaire général du Parti pour la renaissance de la Russie, sorte de synthèse nationaliste entre capitalisme et communisme.

Alors, quand Igor Ashurbeyli indique dans sa biographie officielle ne plus avoir de lien avec quelque gouvernement que ce soit depuis 2011, année où il a été limogé par Almaz-Antey, est-il tout à fait transparent ? « Si on lui permet de financer Asgardia avec une fortune bâtie en grande partie sur une économie informelle, c’est bien qu’il a encore des liens au Kremlin. Et donc que tout est fait sous la surveillance constante des autorités de Moscou, explique Mathieu Boulègue. Ashurbeyli a mené une carrière atypique, car, bien qu’Azéri dans un monde de Slaves, il a gravi les échelons d’Almaz-Antey non pas grâce à la corruption, mais grâce à ses compétences. Il n’empêche, ce technocrate matheux s’est retrouvé à la tête du consortium à une période où le monde de la défense russe était en plein far west. L’argent sale circulait en tout sens. Il a donc nécessairement touché, en tant que PDG, à l’informel, l’illégal, l’amoral, qui étaient les pratiques de l’époque. Et il devait rendre des comptes directement à Poutine. C’est certainement de cette période-là qu’il tire sa fortune. »

La création d’Asgardia est-elle le moyen de prendre le pouls du débat concernant l’utilisation de l’espace par les nations ? © Asgardia Space Kingdom

Ainsi, si Moscou le laisse discuter de « protodiplomatie dans l’espace, c’est à la fois parce que cela lui permet de prendre le pouls du débat autour du droit spatial et qu’Asgardia peut devenir un rouage de la propagande russe ». Au passage, la nation récolte les données personnelles de centaines de milliers de personnes à travers le monde « qui pourraient devenir des agents sous influence russe », avance un spécialiste de l’histoire spatiale russe qui requiert l’anonymat. Preuve que le sujet est sensible, un autre interlocuteur bien informé, selon qui Asgardia est bien « téléguidé par Moscou — c’est de la manipulation de masse, comme savent le faire les Russes », souhaite lui aussi rester anonyme. « Si un gars, qui compte pour le Kremlin, se présente comme chef d’État et revendique un statut à l’ONU, Poutine l’enferme dans un hôpital psychiatrique ! balaie Isabelle Sourbès-Verger. Voir la main de Moscou partout est bien un problème européen. » La chercheuse considère qu’Asgardia et son roi pâtissent plutôt d’une « faiblesse » : « Ils ne sont pas très bons en communication, car ils n’ont rien à vendre. Et en cela, ils sont moins efficaces qu’un Elon Musk avec Space X. Ce qui les rend plutôt sympathiques. » Ashurbeyli est-il donc armé des meilleures intentions ? Le glissement de l’utopie à la dystopie peut être rapide.

 

Cet article est extrait du Ciel & Espace n°563, de janvier-février 2019

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