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Des astronautes pourraient vivre à la surface de Mars

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Curiosity, sur Mars, est en partie protégé des rayons cosmiques et des particules solaires par l'atmosphère de la planète. Crédit : Nasa/JPL-Caltech/Kremer/Di Lorenzo

Après 100 jours passés à la surface de la planète rouge, le robot Curiosity a mesuré un niveau de radiations comparable à celui enregistré en orbite terrestre dans l'ISS. « Des astronautes peuvent vivre dans cet environnement » a commenté le 15 novembre Don Hassler, responsable de l'instrument qui mesure les radiations sur Curiosity, lors d'un point de presse.

Un bombardement de particules
L'espace est soumis à un bombardement incessant de particules très énergétiques et de rayons très pénétrants susceptibles de provoquer des cancers sur des astronautes qui y seraient trop exposés. Ces particules et ces rayons proviennent essentiellement de deux sources : les éruptions solaires et les astres massifs de la Voie lactée.
Sur le dos de Curiosity, la Nasa a installé un instrument, appelé RAD (Radiation Assessment Detector) qui détecte les rayons énergétiques au jour le jour. Il fonctionnait pendant la croisière interplanétaire du robot mais aussi depuis que ce dernier est arrivé à la surface de Mars.

Une atmosphère martienne plus protectrice que prévu
Première surprise : au niveau du sol, pendant les trois premiers mois de la mission, le robot a subi un bombardement inférieur de moitié à ce qu'il avait enduré pendant son voyage. Or, à la différence de la Terre, Mars ne possède pas de champ magnétique (une protection contre les particules chargées) et son atmosphère est d'une densité 140 fois plus faible que celle de notre planète. Malgré cela, les taux mesurés par RAD sont nettement plus faibles que dans l'espace profond. Ils sont comparables à ceux auxquels sont exposés les astronautes en orbite basse, par exemple dans l'ISS.
Cela semble indiquer que l'atmosphère martienne constitue un bouclier plus efficace que ce que les scientifiques imaginaient.

Des résultats variables à confirmer
Don Hassler a précisé que ces mesures restaient préliminaires et qu'elles ne renseignaient que sur une courte période. Cependant, une variation quotidienne de 3 à 5% a pu être observée dans la quantité de radiations reçue. Elles correspondent à des fluctuations de l'épaisseur d'atmosphère martienne au cours de la journée.
Les mesures vont se poursuivre tout au long de la mission de Curiosity. Parallèlement, Don Hassler et son équipe doit encore quantifier avec précision ces premiers résultats qui, bien qu'encourageants pour l'envoi d'humains sur Mars, doivent être confirmés. De plus, il est nécessaire de savoir quelle dose totale des astronautes endureraient entre le voyage et le séjour sur Mars.

 
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