Une pétition pour « sauver l'observatoire astronomique de Bordeaux »

Le bâtiment des observations méridiennes de l'observatoire de Bordeaux. Crédit : David Fossé / C&E
Inquiets du devenir de leur ancien observatoire, fermé depuis près d'un an, des astronomes bordelais lancent une pétition pour que le site demeure « un lieu de culture et de diffusion de la connaissance ».

« Depuis notre déménagement l'année dernière sur le campus universitaire de Talence, le site est inoccupé et les bâtiments de l'observatoire ne sont plus entretenus. Surtout, nous n'avons aucune garantie sur ce qu'il va devenir : nous craignons qu'il ne fasse les frais d'une opération immobilière » explique le chercheur Philippe Paillou. Secrétaire de l'association Sirius, créée dans le but de sauvegarder et réhabiliter l'observatoire, il explique avoir lancé cette pétition pour « faire passer un message à l'université de Bordeaux ».

Une situation exceptionnelle

D'ici la fin de l'année, c'est elle en effet qui deviendra officiellement propriétaire de ce patrimoine remarquable, anciennement géré par l'Etat. Le risque existe, selon le chercheur, qu'il soit perdu à jamais pour l'astronomie, vendu au promoteur le plus offrant. « La pression immobilière sur Bordeaux est forte, et la situation de l'observatoire et de son parc, sur une colline proche de la Garonne, est exceptionnelle » souligne Philippe Paillou.

Du côté de l'université, on assure « qu'à ce jour aucun projet de vente du site n'est prévu. » Simplement admet-on qu'il fait partie de « la réflexion engagée sur la future stratégie immobilière de l'université dans le cadre de la prochaine dévolution du patrimoine. »

Dans le numéro de mai-juin de Ciel & Espace, nous consacrons un reportage photo à l'observatoire historique, désormais déserté.

 

Recevez Ciel & Espace pour moins de 6€/mois

Et beaucoup d'autres avantages avec l'offre numérique.

Voir les offres

Nous avons sélectionné pour vous

  • Matière noire : les physiciens passent à l’axion

    Lassés de plusieurs décennies de recherches vaines, certains physiciens délaissent les particules hypothétiques nommées « wimps » pour une autre forme possible de matière noire : les axions. Une expérience américaine vient d’atteindre la sensibilité requise pour les détecter.

  • TESS doit trouver des exoplanètes habitables autour d’étoiles proches

    Le télescope spatial TESS a rejoint l’espace le 19 avril 2018, depuis cap Canaveral à bord d’une fusée Falcon 9. Le nouveau chasseur d’exoplanètes de la Nasa poursuivra la mission de Kepler, bientôt hors-service, avec une approche différente.

  • La planète de Proxima b est-elle hostile à toute forme de vie ?

    C’est l’exoplanète la plus proche du Système solaire. Et elle se trouve dans la zone habitable de son étoile, Proxima du Centaure. Mais Proxima b subit régulièrement de violentes éruptions stellaires qui posent à nouveau la question de son hospitalité envers la vie.