Trois nouveaux projets d’exploration spatiale pour l’ESA

Crédit : ESA
Pour faire partie du cinquième programme de classe moyenne de l’ESA, il ne reste plus que trois missions spatiales encore en lice : Theseus, Spica et EnVision. Une seule partira dans l’espace en 2032.

Ils étaient 25 à soumettre un projet d’exploration scientifique à l’Agence spatiale européenne (ESA) en 2016. Ils ne sont maintenant plus que 3 pour la dernière ligne droite. Le vainqueur profitera d’une enveloppe de 550 millions d’euros maximum pour réaliser son satellite et obtenir une place sur un lanceur européen qui décollera depuis la Guyane. Reste à savoir lequel tirera son épingle du jeu.

Faire parler les premiers sursauts gamma

THESEUS, pour Transient High Energy Sky and Early Universe Surveyor, se focalise sur des événements cosmiques éphémères mais cruciaux pour mieux comprendre la formation de notre univers. Grâce à des caméras sensibles aux rayons gamma, THESEUS s’intéressera aux sursauts gamma produits lorsque que les étoiles explosent en supernova ou lorsqu’elles se transforment en naine blanche ou en trou noir. L’équipe de THESEUS espère remonter très en avant dans l’univers pour étudier ces phénomènes dans le cas d’étoiles primordiales.

Observer la naissance des étoiles

Alors que THESEUS étudie la mort des étoiles, le projet Spica souhaite mieux appréhender leur formation grâce à l’infrarouge lointain. Fruit d’une collaboration entre l’Europe et le Japon, ce nouveau télescope spatial utilisera l’infrarouge pour transpercer les nuages de gaz qui masquent les étoiles en formation. Ces observations compléteront celles déjà faites par les télescopes Spitzer et Herschel et prêteront main forte au futur James Webb Space Telescope.

Comprendre le volcanisme de Vénus

Le dernier projet, EnVision, a choisi d’étudier la jumelle infernale de la Terre, Vénus. Malgré une taille et un environnement spatial relativement proche, les deux planètes ont eu un destin très différent. Pourquoi l’atmosphère de Vénus est-elle devenue si toxique ? La réponse pourrait se cacher sous sa surface. Grâce à un radar, EnVision cartographiera le sol vénusien pour mieux comprendre les phénomènes géologiques qui l’anime et leurs liens avec l’atmosphère de la planète. Notamment, le radar devrait permettre de voir si des mouvements tectoniques ont eu lieu depuis la précédente cartographie réalisée dans les années 1990 par la sonde américaine Magellan.

Les trois projets finaux seront analysés en parallèle jusqu’au verdict, prévu en novembre 2019. En attendant de savoir quel projet gagnera, votez pour votre favori, nous publierons le résultat à la fin du mois !

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