Longue Marche 5 rate son deuxième vol

La fusée Longue Marche 5 au décollage, le 2 juillet 2017. © Xinhua News
Le 2 juillet, la fusée chinoise Longue Marche 5 a décollé de la base spatiale de Wenchang, dans le sud du pays, mais n’a pas réussi à atteindre l’orbite.

Lorsqu’elle quitte son aire de lancement, ce 2 juillet 2017, la fusée lourde chinoise Longue Marche 5 avait pourtant l’air de bien fonctionner. Mais peu après, une anomalie s’est déclarée, vraisemblablement sur l’un des moteurs du premier étage. Si la vidéo du vol s’est poursuivie de longues minutes (montrant notamment le largage des quatre propulseurs d’appoint) sans révéler de problème majeur (on voit tout de même un matériau flotter de manière anormale à la base de l’un des boosters), la fusée a pourtant échoué à placer sur orbite le satellite de communications expérimental Shijian 18.

Les officiels chinois, avares en informations, n’en ont guère dit davantage. Dans un communiqué publié 45 minutes après le décollage, l’agence spatiale chinoise a juste indiqué qu’une anomalie était intervenue pendant le lancement et qu’une enquête allait être ouverte.

Une fusée au cœur du programme spatial chinois

Ce vol était le deuxième pour une Longue Marche 5 capable d’expédier 25 tonnes en orbite basse et 14 tonnes en orbite géostationnaire. Le premier exemplaire avait été lancé en novembre 2016 et s’était soldé par un demi-succès puisque le dernier étage n’avait pas placé le satellite Shijian 17 sur la bonne orbite. Toutefois, grâce à des moteurs d’appoint, la trajectoire avait ensuite pu être corrigée de manière à lui faire atteindre la bonne orbite.

La fusée Longue Marche 5 est un élément essentiel du programme spatial chinois car elle doit permettre de satelliser les éléments de sa future station orbitale. Le premier de ceux-ci est prévu pour 2018. Et en novembre 2017, un troisième exemplaire de Longue Marche 5 devait lancer la sonde Chang’e 5 vers la Lune pour une mission de retour d’échantillons. Après cet échec, il semble probable que cette mission sera repoussée à 2018, même si les autorités spatiales chinoises n’ont encore fait aucune annonce à ce sujet.

Recevez Ciel & Espace pour moins de 6€/mois

Et beaucoup d'autres avantages avec l'offre numérique.

Voir les offres

Commentaires

Nous avons sélectionné pour vous

  • Le chasseur d'exoplanètes TESS lancé avec succès

    Le successeur du télescope spatial Kepler a été lancé ce 19 avril 2018, à 0 h 51 heure française, par une fusée Falcon 9 de la compagnie Space X. Sa chasse aux exoplanètes proches devrait durer au moins deux ans.

  • Podcast : Des Terres qui basculent !

    Les formations géologiques à la surface des exoplanètes synchrones se déplacent en permanence ! Cet étrange effet, prédit par le planétologue Jérémy Leconte, pourrait avoir des conséquences sur l'habitabilité de certains mondes récemment découverts. Interview.

  • La sonde TGO à pied d’œuvre autour de Mars

    Le vaisseau de l’Agence spatiale européenne Trace Gas Orbiter (TGO) est sur le point d’entamer sa mission : détecter et analyser les gaz présents en faible proportion dans l’atmosphère martienne. Il est arrivé sur son orbite finale, à environ 400 km de la surface de Mars en février 2018.