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Couverture Magazine

N° 434 - 07/2006

Edito
  • Page 8
    Le Soleil comme vous ne l'avez jamais vu
  • Page 14
    L'IGN lance un Google Earth à la française
  • Page 18
    Exoplanètes : Les plus petites sont les plus nombreuses
  • Page 26
    Vol décisif pour la navette... comme pour la Nasa
  • Page 30
    Quand des astéroïdes perçaient la Terre
  • Page 37
    Tout savoir sur les étoiles
  • Page 88
    Lunette Televue 60 IS, objectif : photo !


Tout savoir sur les étoiles

Les étoiles ne sont pas éternelles. Par leur existence, longue de quelques millions à quelques milliards d'années, elles créent dans les galaxies les conditions d'apparition et, parfois, de disparition de la vie. Un rôle qu'il est bon de connaître.

Combien y a-t-il d'étoiles dans l'Univers ?
Dix à la puissance 22. Soit plus que tous les grains de sable présents sur Terre. C'est le nombre total d'étoiles dans l'Univers avancé par les astronomes. Mais ce n'est qu'une approximation. Il est en effet impossible de compter les étoiles une à une ! Pour toutes les recenser, il faut d'abord savoir combien notre galaxie, la Voie lactée, en héberge. Or, elle en compterait quelque 200 milliards (à 100 milliards près !). Sachant que, parmi le milliard d'étoiles cataloguées, les plus brillantes sont les moins nombreuses (1 % contre 80 % pour les naines rouges, 20 millions de fois moins lumineuses), en mesurant la lumière totale émise dans l'ensemble de la Voie lactée, on peut remonter à ce chiffre. Il faut toutefois tenir compte dans le calcul du fait que les poussières interstellaires absorbent une partie du rayonnement des étoiles.
Deuxième étape : trouver le nombre de galaxies. Pour cela, les télescopes scrutent une portion du ciel profond, recensent toutes les galaxies et les classent en fonction de leur taille. Extrapolé à l'ensemble de l'Univers, on arrive à quelques centaines de milliards. Et de là, au nombre d'étoiles du cosmos.

Où naissent les étoiles ?
Vous pensez que l'espace qui sépare les étoiles est totalement vide ? Détrompez-vous. C'est là, dans d'immenses drapés irisés, invisibles à l'œil nu mais observables au télescope, que naissent les étoiles. Leur gestation, à l'échelle humaine, est plutôt longue : quelques millions d'années pour un Soleil. Mais ce n'est rien pour notre galaxie, vieille de 13 milliards d'années ! Elle accouche en moyenne d'un Soleil par an.
Les drapés en question sont des nuages dont la taille va d'une dizaine à plusieurs centaines d'années-lumière. Ils contiennent de l'hydrogène, de l'hélium et des poussières. Dans cet espace très structuré, tout ce petit monde s'associe tranquillement en molécules par - 250 °C. Certaines zones sont plus denses que d'autres (avec plusieurs millions de molécules par centimètre cube). C'est dans ces condensations que se trouvent peut-être les futures étoiles. Oui, mais voilà : sans un coup de pouce extérieur, ces nuages de gaz demeureraient indéfiniment en équilibre : leur force de gravité, qui tend à les faire se contracter, est contrée par leur pression interne.
Il faut qu'une supernova explose à proximité ou que le nuage pénètre dans un bras spiral de la Galaxie pour que l'équilibre soit rompu. Tout se passe alors comme si une vague déferlait sur la nébuleuse, faisant soudain triompher la gravité. Cette onde de choc entraîne l'effondrement des nébulosités les plus denses. En quelques dizaines de millions d'années, le nuage de gaz se réduit à un volume ridicule et, en son centre, grossit un objet sphérique dont la température monte en flèche par augmentation de la pression. C'est une protoétoile.
Si sa masse initiale ne dépasse pas 8 % de celle du Soleil, sa température centrale n'atteint jamais les 15 millions de degrés nécessaires pour que se déclenchent des réactions de fusion thermonucléaire transformant l'hydrogène en hélium. L'astre demeure alors une "naine brune" - une petite sphère à peine plus grosse que la planète Jupiter, et qui n'émet qu'une faible lumière, seulement visible dans l'infrarouge.
En revanche, un embryon stellaire plus robuste va absorber suffisamment de matière environnante pour que s'allume en son cœur le feu qui fera de lui une étoile. Quant à son destin, il dépend en grande partie de sa masse à la naissance. Les étoiles de taille moyenne, comme le Soleil, atteindront des âges canoniques de plusieurs milliards d'années. En revanche, celles dépassant les 8 masses solaires seront condamnées à une existence éphémère de quelques millions d'années.



L'IGN lance un Google Earth à la française

Survoler la France du Mont-Saint-Michel à la tour Eiffel, en passant par la campagne ardéchoise et les plages de la Réunion..., c'est désormais possible d'un simple clic grâce au site web Géoportail (1), de l'Institut géographique national (IGN). À compter du 29 juin, plus de 400 000 photos aériennes, d'une définition de 50 cm, couvrant l'ensemble du territoire (Dom-Tom compris), sont librement accessibles aux internautes. Avec, en plus, la possibilité d'afficher par transparence les cartes au 1/25 000e. Et d'ici à la mi-2007, le site s'enrichira de la perspective en trois dimensions.
Un Google Earth à la française ? Même si les concepteurs du projet s'en défendent, il est certain que le logiciel américain a eu un effet accélérateur sur la mise en place de Géoportail. "Le succès de Google Earth nous a fait comprendre combien l'attente des gens était grande dans ce domaine", reconnaît ainsi Patrick Leboeuf, responsable du projet à l'IGN. Seuls 20 % de l'Hexagone sont en effet couverts avec un haut niveau de netteté par Google Earth. Il s'agit principalement des endroits touristiques et des grandes villes. D'où un sentiment de frustration de la part des Français désireux d'explorer tous leurs autres lieux favoris. Mais l'IGN a voulu aller plus loin que son équivalent américain. L'objectif affiché est de mettre à disposition non seulement des photos aériennes mais aussi toute une gamme d'informations géographiques diverses qui s'afficheront en surimpression, telles que le nom des rivières, le relief, les cultures, le littoral, le sous-sol, l'inventaire forestier et les parcelles du cadastre.
À partir de 2007, tout un chacun pourra alors inspecter minutieusement une zone avant d'y faire construire ou d'acheter une maison. Les élus locaux pourront simuler un projet d'aménagement et le présenter aux habitants. Sur le modèle de Google Earth, les internautes auront même la possibilité d'ajouter toutes sortes de données (dont le contenu moral sera au préalable contrôlé) comme la localisation d'une plante rare. Et, à terme, le Géoportail devrait proposer lui aussi la vente de liens commerciaux. Trouver la pizzeria la plus proche de chez soi sera alors un jeu d'enfant.

(1) Adresse sur www.ign.fr

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